Beaucoup d’équipes de BTS voudraient proposer des stages Erasmus+ à leurs étudiants, mais butent sur une première question : notre lycée peut-il seulement participer à Erasmus+ pour les BTS ? Les BTS relèvent de l’enseignement supérieur : les mobilités de leurs étudiants passent par le volet « enseignement supérieur » d’Erasmus+, avec ses propres règles. Ce guide explique les deux voies possibles — la charte ECHE et le consortium — et la marche à suivre pour un établissement qui débute.
Si votre établissement a déjà accès à Erasmus+, passez directement à notre guide des coordinateurs pour organiser les stages d’une promotion ou à notre méthode pour organiser un stage hôtelier de 2 mois.
Voie 1 : obtenir la charte Erasmus pour l’enseignement supérieur (ECHE)
La charte ECHE est le « ticket d’entrée » d’un établissement dans les mobilités Erasmus+ de l’enseignement supérieur. Les lycées qui accueillent des sections de techniciens supérieurs peuvent la demander.
- Qui la délivre : la Commission européenne, à la suite d’un appel à candidatures publié régulièrement.
- Ce qu’elle engage : une stratégie internationale, des procédures de sélection et de reconnaissance des mobilités, un suivi des étudiants.
- Ensuite : l’établissement peut demander chaque année un financement de mobilités auprès de l’agence nationale Erasmus+.
Pour qui ? Les établissements qui veulent piloter eux-mêmes leurs mobilités sur la durée, avec une équipe capable de porter le projet.
Voie 2 : rejoindre un consortium
Un établissement peut aussi participer à Erasmus+ via un consortium de mobilité : un coordinateur (souvent à l’échelle d’une académie ou d’un réseau d’établissements) détient l’accréditation, demande le financement et gère une partie des démarches pour les membres.
- Avantage : une entrée plus simple et plus rapide, un accompagnement administratif.
- Limite : un nombre de bourses partagé entre les membres et des règles communes.
Pour qui ? Les établissements qui débutent ou qui envoient peu d’étudiants chaque année.
ECHE ou consortium : le comparatif
| Charte ECHE | Consortium | |
|---|---|---|
| Démarche | Candidature de l’établissement | Adhésion auprès d’un coordinateur |
| Charge administrative | Élevée, portée par l’établissement | Partagée avec le coordinateur |
| Autonomie | Totale | Encadrée par les règles du consortium |
| Idéal pour | Établissements avec un projet international durable | Premières mobilités, petits effectifs |
Par où commencer ?
- Vérifier si votre établissement a déjà une charte ECHE (elle a parfois été obtenue pour une autre section).
- Contacter la délégation académique aux relations européennes et internationales (DAREIC) de votre académie : elle connaît les consortiums existants et les établissements déjà engagés.
- Consulter l’agence Erasmus+ France pour les calendriers et les règles en vigueur.
- Identifier des structures d’accueil dès que le cadre est clair : c’est souvent l’étape la plus longue.
Et sans Erasmus+ ?
Un stage à l’étranger reste possible sans bourse Erasmus+ : la convention de stage suffit, et l’étudiant finance son séjour (avec parfois des aides régionales ou de l’établissement). Voir notre liste de vérification de la convention et l’article comment financer son stage à l’étranger.
Questions fréquentes
Un stage de 8 semaines est-il compatible avec Erasmus+ ?
Une mobilité de stage Erasmus+ dans l’enseignement supérieur dure en général au moins deux mois : un stage d’environ 8 semaines peut donc s’y intégrer, selon les règles de votre établissement ou de votre consortium.
Le volet « enseignement supérieur » et le volet « formation professionnelle » sont-ils les mêmes ?
Non : les lycéens de bac professionnel relèvent du volet formation professionnelle, les étudiants de BTS du volet enseignement supérieur. Un même lycée peut donc être concerné par les deux.
Une fois le cadre Erasmus+ en place, PIC Management vous aide à trouver les hôtels d’accueil : découvrez nos stages de 8 semaines en Front Office pour BTS Tourisme et MHR.

